Tout d'abord, je vous conseille de revisiter notre blog " http://lacs-bastan.blogspot.com/ " .
Cela vous permettra d'avoir des repères visuels grâce aux photos prises en été et de faire un comparatif magnifique: été - hiver...

Le lac de l'Oule glacé et enneigé et son barrage


Je décide de partir mardi 7 et mercredi 8 février 2012 en montagne avec Charlélie, le copain pompier, qui est en congé cette semaine.

Nous choisissons le refuge de Bastan comme destination.
C'est un itinéraire que je connais ( sur sentier ) et d'après moi accessible facilement en raquettes, en effet, nous l'avions rejoins en moins de 3 heures cet automne et nous estimons, par conséquent, une rando de 4 heures 30 sur neige.

Nous ne partons, malgré tout, pas à l'aveuglette.
Je me suis acheté un beau GPS de rando qui nous guidera au mètre près et nous indiquera le sentier ( qui sera à peu près 1.50 m sous nos pieds ).

Malheureusement, à cause du froid, je n' ai pris aucune note et dispose de peu de photos...
Mais le GPS a rempli son travail d'archivage des données, telles que :
heure - temps - barométrie - altitude - vitesse - cap - position satellitaire...


Les conditions météorologiques:
Soleil / -14°C / vent moyen de N-NO
 risque avalanche de 4/5
et 1m de neige fraîche

( à ce moment, nous ne nous rendons pas vraiment compte de ce qui nous attend )



Mardi 7 Février 2012

07 h 30
Départ de Vic

Je pars avec 20kg et 1.5L d'eau
( je suis content, j'ai réussi à perdre 4 - 5 kg dans le sac,
malgré le bois de chauffage que l'on se porte pour cette nuit )



Arrivée à la station de ski de St LARY.
Nous devons prendre des oeufs puis 2 télésièges pour rejoindre le lac de l'Oule, de l'autre côté de la station.

Nous nous préparons au chalet - refuge de l'Oule.

C'est parti, il est déja 11 h 30...

Nous traversons le barrage très facilement, il est régulièrement piétiné par les touristes.
Premier pas dans la neige fraîche au bout du barrage et on se rend un peu mieux compte de ce qui nous attend: 
de la neige jusqu'au genoux.


Aucune trace devant nous, ce qui rend l'endroit encore plus calme,
quel bonheur.

Notre itinéraire: tout droit... Au fond le vallon de Port Bielh

Nous longeons le lac

Tout à l'heure, nous serons dans la partie boisée sur la droite

Hiver
Eté

A l' approche du bout du lac 

Charlélie



Il n'aurait pas fallu qu'il neige un peu plus...


Un reste de traces



Les 2 sportifs...





Au loin, le pont et la cabane de la Lude

Le pont cet été


La cabane de la Lude:



Petite pause: eau, crème solaire...


Nous attaquons la pente et quittons le lac de l'Oule



Quel paysage... il rattrape largement l' effort fourni.
Nous nous relayons régulièrement devant,
car il est très difficile de faire la trace,
c'est l' équivalent de monter 2 marches par 2 marches 
avec des poids aux pieds...


Il ne faut pas tenir compte des temps...



Nous empruntons un passage très joli dans les bois et repérons des traces, d'Isards probablement.




Régulièrement, nous nous enfonçons jusqu'aux hanches et même jusqu'aux aisselles...
La neige est très volatile et il est aussi difficile de s'en sortir que dans des sables mouvants...
On rigole bien quand même et on prend notre pied...



Quelques passages délicats

 Nous arrivons devant la 1ère pente neigeuse que nous avons à traverser.
Nous la traversons chacun notre tour, au cas où...
C'est relativement impressionnant


Charlo le Pyrénéiste



A mon tour,
Charlo a traversé sans problème.
Mais, je reste vigilant et surveille la pente de haut en bas...




Nous retrouvons une partie boisée, et par conséquent, sans risques.

Tout à coup:

BOUM

Nous sursautons et nous nous regardons inquiets...
Les pisteurs de St Lary déclenchent des avalanches à la dynamite de l'autre côté de la crête au dessus de nous.
Ce coup de pétard nous refroidi et nous met face à la réalité.

Nous nous arrêtons et faisons le point...
Il est déjà 15 h 00 et il doit nous rester 3 h de marche pour rejoindre le refuge...
L'autre moitié de la rando se fait en bas de pentes neigeuses...
Nous n'avons quasiment plus de cannes...
L' air se refroidi déjà...

Nous arrivons à la conclusion que les conditions sont trop extrêmes.
L' humilité, la prudence, la raison et la sagesse nous font faire demi tour.
D'autant qu'un 2ème coup de pétard retentit.
Nous pouvons observer à 200m la fumée noire de celui ci.
Le retour se fait à la hâte...


Il n'y a cas suivre nos traces


Bilan

Il faut multiplier les temps de rando par 2, en effet, le ratio temps de marche et temps de pause est égal.
Nous y reviendrons, nous ne resterons pas sur une défaite,
même si je pense que face à la montagne, nous ne pouvons pas véritablement parler de défaite mais d’adaptabilité face à ce décor si fort et si beau...

Nous ne regrettons rien de notre décision, bien au contraire
 ( si ce n'est d'avoir porté des sacs aussi lourd pour une journée de rando )

A SUIVRE